Le droit des femmes en jeu

Depuis quelques années, on assiste, aussi bien sur la scène internationale qu’au sein même de l’Union européenne, à la montée en puissance de groupes conservateurs de mieux en mieux organisés qui remettent régulièrement en question les droits des femmes.

En 1994, la Conférence internationale du Caire sur la population et le développement (CIPD) reconnaît que toutes les femmes devraient avoir accès aux services de planification familiale et à des soins post-avortement quelle que soit la situation légale de l’avortement dans leur pays. « Une personne peut mener une vie sexuelle satisfaisante en toute sécurité, est capable de procréer et libre de le faire aussi souvent ou aussi peu souvent qu’elle le désire. » Le programme d’action du Caire a été signé par 179 pays, qui se sont engagés à garantir l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive d’ici à 2015, avec les objectifs suivants :

  • l’accès universel aux méthodes de contraception
  • la prise en compte des avortements à risque comme un problème de santé publique
  • la prise en charge des complications post-avortement.

Vingt ans après, les droits des femmes sont encore régulièrement remis en question et les Etats n’ont toujours pas tenu leurs promesses. 220 millions de femmes qui préfèreraient différer ou éviter une grossesse n’ont toujours pas accès à une contraception sûre et efficace et plus d’une naissance sur dix dans le monde survient chez une jeune fille de 15 à 19 ans. D’autre part, la proportion des avortements clandestins a atteint des niveaux très préoccupants : en 2008, près d’un avortement sur deux dans le monde était pratiqué dans de mauvaises conditions.

Les grossesses non désirées, un problème de santé publique

Les grossesses non désirées (40% des grossesses dans le monde) figurent parmi les principaux facteurs de maladies et de mortalité maternelle. Elles se traduisent dans la réalité par la multiplication des grossesses à plus haut risque (notamment les grossesses précoces, trop rapprochées ou trop tardives) mais également par un nombre très important d’avortements clandestins. 22 millions de grossesses non désirées se terminent par une interruption volontaire pratiquée dans de mauvaises conditions.

Face à la problématique des grossesses non désirées, la solution passe par le plein exercice du droit des femmes à disposer de leur corps et « décider librement et avec discernement du nombre de leurs enfants et de l’espacement de leurs naissances ». La réalisation de ce droit repose autant sur l’accès effectif aux services de planification familiale que sur l’accès à l’avortement sûr et légal.

 

Lire notre plaidoyerLire notre positionnementVoir la campagne

This is a unique website which will require a more modern browser to work!

Please upgrade today!