Du 23 au 25 avril dernier, 260 parlementaires du monde entier se sont réunis à Stockholm pour la 6e conférence internationale des parlementaires sur l’application du programme d’action du Caire. A l’occasion de cette conférence, les parlementaires ont adopté, à l’unanimité, la « Déclaration d’engagement de Stockholm ».

Issue d’un large consensus, cette déclaration d’engagement adopte une position très progressiste notamment en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, quelques semaines seulement après le résultat très mitigé de la commission population et développement de New York.

Les parlementaires y reconnaissent notamment l’importance de la thématique des grossesses non désirées, en s’engageant à étendre l’accès à des services de planification familiale de qualité et en reconnaissant l’importance de lutter contre les avortements à risque. La déclaration appelle à dépénaliser l’interruption volontaire de grossesse, à supprimer les barrières légales à l’avortement sécurisé et à garantir des soins post-avortements sans aucune discrimination. Elle s’engage également à promouvoir la santé et les droits sexuels et reproductifs des adolescents et appelle à supprimer toutes les barrières légales restreignant l’accès à la contraception pour les jeunes femmes.

La déclaration se conclut par un appel adressé à l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU) afin qu’elle prenne acte des conclusions et recommandations issues de la revue du Caire+20 et les intègre concrètement dans le futur cadre de développement post-2015.

Quelques mois avant la session spéciale de l’AGNU sur Le Caire+20, espérons que cette déclaration de Stockholm saura inspirer un certain nombre d’Etats et les convaincre de s’engager concrètement pour faire avancer la question des droits et de la santé sexuelle et reproductive à travers le monde.