Alors que les Etats du monde entier se réunissaient  du 7 au 11 avril à l’ONU dans le cadre de la Commission Population et Développement (CPD) pour préparer la Conférence du Caire+20 de septembre, une délégation de Médecins du Monde s’est rendue à New York pour suivre les négociations.

Après une semaine intense de discussions qui devaient être l’occasion de réaffirmer les droits sexuels et reproductifs des femmes, le bilan reste mitigé. La question de l’accès universel à la contraception et à l’avortement sûr et légal a été écartée des débats sous la pression de groupes conservateurs, bien déterminés à ne pas concéder la moindre avancée en la matière.

Notre combat continue donc. Les Etats progressistes, et en particulier la France, ont été trop discrets dans le cadre de ces négociations pour contrebalancer l’expression des conservatismes. Plus que jamais, nous devons nous mobiliser pour que soit reconnu le droit des femmes à disposer de leur corps.

Tout n’est pas perdu. La résolution adoptée à l’issue de la CPD reconnaît notamment la nécessité d’intégrer les questions de droits et de santé sexuelle et reproductive parmi les priorités du nouveau cadre de développement post 2015. Elle appelle également les Etats à agir rapidement face aux retards accumulés dans certains domaines clefs du programme d’action du Caire.

Il faut donc désormais que ces paroles s’accompagnent d’actes concrets de la part des Etats et en particulier face à la problématique des grossesses non désirées. Véritable enjeu de santé publique, cette question se heurte pourtant toujours à de fortes oppositions. Aujourd’hui si nous n’agissons pas, partout dans le monde, des milliers de femmes continueront de mourir des suites d’avortements clandestins.

Le 22 septembre prochain, à New York, les chefs d’Etat et de gouvernement seront réunis pour participer à la conférence du Caire+20. Il est encore temps de les interpeller afin qu’ils prennent de nouveaux engagements en faveur des droits des femmes. Signez et envoyez notre pétition au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Ensemble nous serons plus forts pour défendre un meilleur accès à la contraception et à l’avortement afin de donner aux femmes la capacité de décider de leur vie. 

 

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