En décembre 2012, le président Benigno Aquino a promulgué une loi sur la santé reproductive aux Philippines. Farouchement opposée au projet de loi depuis une dizaine d’années, l’Eglise, très influente dans le pays, était parvenu a engagé un recours contre le texte à la suite de nombreuses mobilisations.

Ce mardi 8 avril dernier, la Cour Suprême, qui était invitée à trancher sur la constitutionnalité du texte, a validé la loi qui entrera rapidement en vigueur aux Philippines. Cette décision, qui fait date dans le pays, comporte de nombreuses avancées quant aux sujets des grossesses non désirées. En effet, elle prévoit d’instaurer la gratuité de la contraception pour les plus pauvres, d’introduire l’éducation sexuelle à l’école, de rendre obligatoire la formation des travailleurs sociaux au planning familial, et de légaliser les soins post-avortement (bien que l’avortement demeure illégal).