Un an avant la session spéciale de l’Assemblée Générale de l’ONU sur Le Caire+20, nous avons organisé avec nos deux partenaires Le Planning Familial et Équilibres & Populations, mercredi 25 septembre,  une conférence à l’Assemblée nationale pour attirer l’attention sur les enjeux de l’accès à la contraception et des avortements à risque dans les pays du Sud. Aujourd’hui, 222 millions de femmes qui souhaitent éviter une grossesse n’ont toujours pas accès à la contraception dans les pays en développement. 22 millions d’avortements à risque y sont pratiqués chaque année, soit 98% des avortements non médicalisés à travers le monde.

L’évènement, organisé avec l’appui de la députée Mme. Coutelle, présidente de la délégation aux Droits des femmes, s’est déroulé en présence de la ministre des Droits des femmes Mme Najat Vallaud-Belkacem et a réuni près de 150 acteurs de la société civile. Réaffirmant l’engagement de la France en faveur des droits sexuels et reproductifs, la ministre a déclaré que « la question des droits des femmes était un moteur très fort de la diplomatie française ». Elle a également souligné le « rôle fondamental » des ONG dans ce combat, via l’organisation d’évènements militants et l’interpellation des politiques.

Nous avons encouragé la ministre à poursuivre sa diplomatie des droits des femmes tout en lui demandant de concentrer ses efforts sur la question de l’accès à la contraception et à l’avortement sûr et légal. Nous avons notamment demandé une augmentation de l’aide française allouée aux programmes favorisant l’accès à la contraception et à l’avortement médicalisé ainsi qu’un renforcement des efforts diplomatiques de la France sur ces enjeux en vue des prochaines échéances onusiennes.

Lire le communiqué de presse de la conférence