A ce jour, près de 8 500 internautes ont signé notre pétition sur le site names-not-numbers.org et interpellé les décideurs politiques de leur pays sur la question du droit des femmes à décider librement d’avoir ou non des enfants. Suite à cette action, la ministre française des Droits des femmes, Mme. Najat Vallaud-Belkacem, s’est à son tour mobilisée.  Le 11 mars dernier, à l’occasion de la 58ème session de la Commission des Nations Unies sur le statut des femmes (http://www.unwomen.org/fr/csw/csw58-2014 ), la ministre  a prononcé un discours engagé en faveur des droits sexuels et reproductifs.

Affirmant clairement que « la liberté sexuelle et les droits reproductifs sont à la source de toute autonomisation des femmes », l’intervention de la France appelle la communauté internationale à garantir « l’accès universel à la planification familiale, à l’avortement sécurisé et à l’éducation à la sexualité ».

Dans son intervention, la ministre a choisi de souligner plus particulièrement la problématique  des avortements clandestins, faisant ainsi directement écho à la mobilisation initiée par Médecins du Monde dans le cadre de sa campagne « Names Not Numbers ». Grâce à cette action la France semble vouloir s’engager pour faire entendre ce message. « Refuser de reconnaitre ces droits, a-t-elle déclaré, c’est accepter comme une fatalité les 50 000 femmes qui meurent chaque année des suites d’un avortement à risque ».

S’il faut saluer cette prise de parole de la France, il est tout aussi essentiel d’appeler le gouvernement français à faire preuve du même engagement et de la même volonté politique lors des prochaines échéances de l’ONU et en particulier à l’occasion de la 47ème session de la Commission Population et Développement (7 au 11 avril 2014). C’est en effet dans ce cadre que les enjeux spécifiques aux droits sexuels et reproductifs feront l’objet de recommandations en vue de la conférence du Caire+20 en septembre. La mobilisation des Etats membres en faveur d’un meilleur accès à la planification familiale et à l’avortement sécurisé sera alors déterminante afin de peser sur les négociations et obtenir des engagements concrets de la communauté internationale sur ces enjeux.

La France doit poursuivre son engagement en faveur du droit et de la santé des femmes.

Nous continuerons donc notre combat.

 

Lire le discours de la ministre