Au terme de la spéciale des Nations Unies, Médecins du Monde dresse le bilan de ce rendez-vous international clé pour la reconnaissance des droits sexuels et reproductifs à travers le monde.

Vous avez été plus de 20 000 à signer notre pétition, en ligne sur names-not-numbers.org, ou en venant à notre rencontre à Paris, Lille, Londres, Amsterdam et New York.

Grâce à votre mobilisation, nous avons pu faire entendre notre voix et signifier aux Etats du monde entier que les femmes doivent pouvoir disposer de leurs corps et choisir librement d’avoir ou non des enfants.

A New York, de nombreux pays ont reconnu que malgré les progrès réalisés au cours des 20 dernières années, de nombreux efforts restaient à faire dans le domaine des droits des femmes. Nous sommes heureux de constater que la très grande majorité des interventions a explicitement demandé à ce que les enjeux identifiés dans le cadre du bilan du Caire+20, restent dans les priorités après 2015.Certaines de nos priorités gagnent du terrain : l’appui à la planification familiale et l’accès à la contraception ont, par exemple, été largement mentionnés. Le nombre de pays (une douzaine) ayant pris position en faveur de l’accès à l’IVG sûre et légale, reste quant à lui limité.

Mais, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon,a tout de même insisté dans son discours d’ouverture, sur les risques que font courir aux femmes les avortements clandestins:  « Nous sommes confrontés au fait que 800 femmes meurent encore chaque jour de causes liées au fait d’être enceintes ou à l’accouchement. On estime que 8,7 millions de jeunes femmes dans les pays en développement ont recours à des avortements non sécurisés. Elles ont un besoin urgent de notre protection.» 

Merci à tous pour votre engagement à nos côtés.

Nous continuerons de nous battre afin que partout dans le monde, les droits des femmes puissent, enfin, être reconnus.

Notre combat continue avec vous.